RÉSERVÉ AUX INVESTISSEURS QUALIFIÉS

Ne pas s’inquiéter face la « concentration »
du marché

Points clés

  1. Nous constatons que les actions s’appuient sur de solides fondamentaux et sur une dynamique positive des bénéfices. Nous estimons que les craintes relatives à la concentration du marché sont exagérées.
  2. Les rendements des bons du Trésor américain se sont hissés à leur niveau le plus élevé depuis des années. La bonne orientation des chiffres de l’emploi et la hausse constante des salaires ont mis en évidence la vigueur du marché du travail aux États-Unis.
  3. Selon nous, les chiffres de l’inflation américaine pour le mois de septembre devraient rebondir après leur repli inattendu du mois d’août, confortant ainsi la Réserve Fédérale dans sa volonté de normalisation de la politique monétaire.

Ne pas s’inquiéter face la « concentration » du marché

Le cycle haussier des actions internationales, qui dure depuis près de dix ans, suscite de vives inquiétudes quant à sa capacité à se poursuivre. Une préoccupation : la concentration du marché - une situation fragile dans laquelle seul un petit groupe d’actions contribue à la performance du marché, soutenant ainsi l’indice dans son ensemble. Nous considérons que la solide performance actuelle des actions, surtout aux États-Unis, est généralisée et alimentée par des fondamentaux robustes et une solide dynamique des bénéfices.

Graphe de la semaine

Rendement annuel de l’indice S&P 500 et des actions médianes, 1997-2018

Chart of the week

La performance passée n’est pas un indicateur fiable des résultats actuels ou futurs. Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.
Sources : BlackRock Investment Institute, avec des données de Thomson Reuters, octobre 2018.
Notes : Les points verts montrent le rendement annuel de l’indice S&P 500 et les barres bleues représentent la performance des valeurs médianes de l’indice. Les données 2018 concernent la période 01/01/2018-04/10/2018.

Les valeurs les plus performantes du S&P 500 depuis le début de l’année ont soutenu l’indice, masquant les performances plus modérées des valeurs médianes (voir le graphique ci-dessus). Pourtant, la fraction des valeurs performantes du marché cette année est loin d’être démesurée. La valeur médiane a généré une performance positive depuis le début de l’année grâce à de solides bénéfices, ce qui indique une certaine résistance du marché. Il est intéressant de confronter la situation du marché américain en 1999, qui présentait une grande disparité entre les titres performants et les autres avant l’éclatement de la bulle Internet : à l’époque, le rendement du cours de la valeur médiane sous-performait l’indice de 21 % et la croissance de son bénéfice par action (BPA) était inférieure de 19 points de pourcentage.

Garder le cap

Le marché actions américain semble actuellement assez concentré - à première vue. Les dix entreprises les plus performantes ont représenté 53 % de la performance absolue de l’indice S&P 500 depuis le début de l’année, contre 30 % en 2017. Pourtant, cela en dit peu sur les autres composantes de l’indice. La croissance des BPA de la valeur médiane s’établit à 21 %, contre une moyenne de 0,2 % sur 20 ans. Nous n’entrevoyons pas de signaux extrêmes sur le marché. Les valorisations absolues des actions internationales se situent dans leurs fourchettes historiques. Aux États-Unis, les valorisations sont supérieures à leur moyenne à long terme mais pas excessives, mis à part pour un petit groupe d’actions. Les 10 valeurs les plus performantes en termes de cours de l’indice S&P 500 affichent un ratio cours/bénéfice médian de 48 cette année sur la base du ratio prévisionnel à 12 mois, contre seulement 17,2 pour la valeur médiane de l’indice. Selon l’équipe de BlackRock dédiée à la gestion des risques et à l’analyse quantitative (l’équipe « Risk & Quantitative Analysis »), la mesure de la dispersion des performances des actions (Cross-Sectional Volatility – CSV) est proche de son niveau le plus bas depuis au moins 20 ans dans la plupart des grandes régions. Cela indique que la plupart des actions suivent la même tendance, tandis que la surperformance des leaders du marché a été forte – notamment grâce à de solides fondamentaux.

Peu d’éléments attestent d’un lien entre un marché concentré et la prévision de performance du marché actions. Notre analyse des données historiques montre que la relation entre la part des actions dont la performance est constamment supérieure à celle de l’indice et la performance du marché à un horizon d’un an est négligeable. Le manque d’ampleur sur les marchés en déclin a également peu de valeur prédictive, selon nous. Le récent « sell-off » sur les actions émergentes a été entraîné par un groupe relativement restreint de valeurs, les 10 titres les moins performants de l’indice MSCI EM représentant près de 40 % de la sous-performance. Un titre, à lui seul, a été responsable à lui seul de 14 % de cette baisse. Néanmoins, nous constatons que les actions émergentes bénéficient de valorisations intéressantes et de bénéfices robustes.

En synthèse, nous ne considérons pas le rétrécissement du nombre de valeurs performantes comme un avertissement concernant un éventuel affaiblissement du marché. De ce point de vue, la qualité des fondamentaux sur lesquels le marché se base nous semble plus importante. La croissance mondiale soutenue justifie notre préférence pour les actions au détriment des obligations, et les solides prévisions de bénéfices pour 2018 aux États-Unis nous incitent à privilégier ce marché.

  • Les rendements des bons du Trésor américain se sont hissés à leur niveau le plus élevé depuis des années grâce à la bonne orientation des statistiques économiques, au discours moins accommodant du président de la Fed et à la réduction des incitations fiscales qui avait stimulé la demande de bons du Trésor à longue échéance provenant des fonds de pensions. La révision à la hausse de la masse salariale en août et la hausse régulière des salaires ont mis en évidence la vigueur du marché du travail.
  • La hausse des rendements obligataires a exercé une pression sur les cours boursiers et a contribué à élargir la dispersion entre les différents secteurs du marché. Les actions « à profil obligataire », comme les valeurs immobilières et les biens de consommation de base, ont sous-performé. Les valeurs financières et énergétiques ont surperformé. Le Canada s’est joint à l’accord commercial entre les États-Unis et le Mexique, levant ainsi les incertitudes qui avaient pesé sur les actifs mexicains et canadiens.
  • Election au Brésil : le candidat de l’extrême droite Jair Bolsonaro triomphe, mais n’aura pas réussi le coup de force d’une élection dès le premier tour.
  • Les actifs italiens ont récupéré une partie de leurs récentes pertes après que Rome ait montré une certaine volonté de revoir à la baisse ses objectifs en matière de déficit budgétaire. Pour autant, les primes de risque élevées devraient persister dans les semaines à venir, tant que la confrontation entre les autorités italiennes et l’UE se prolongera.


 

  Date: Événements
9 octobre Balance commerciale de l’Allemagne ; pourparlers commerciaux entre l’Union Européenne et la Chine
11 octobre Indice des Prix à la Consommation (IPC) aux États-Unis ; rapport mensuel sur le marché pétrolier de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)
12 octobre Balance commerciale de la Chine ; enquête sur la consommation de l’Université du Michigan ; production industrielle de la zone euro ; rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE)
14 octobre Élections législatives régionales en Bavière

Les chiffres de l’inflation seront surveillés de près cette semaine. Selon nous, l’IPC sous-jacent américain, qui exclut les biens volatiles comme les produits alimentaires et l’énergie, devrait s’inscrire en hausse après son repli inattendu en août. Un IPC sous-jacent proche ou supérieur à l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Fed permettrait à cette dernière de poursuivre la normalisation de sa politique monétaire. Selon notre indicateur BlackRock Inflation GPS , l’inflation sous-jacente devrait se situer juste au-dessus des 2 % aux États-Unis et pourrait également progresser au Japon et au sein de la zone euro, bien qu’à des niveaux beaucoup plus bas.

Managing Director, Cheffe Stratège au BlackRock Investment Institute
Isabelle Mateos y Lago, Managing Director, est stratège en investissement pour le BlackRock Investment Institute (BII).

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