• Concevoir et appliquer une méthode de placement éprouvée qui supprime l’élément humain.
  • « Acheter quand cela paraît épouvantable de le faire et vendre quand cela
    paraît stupide. »
  • Communiquer un message cohérent; faire savoir aux clients que les décisions de placement ne seront pas prises « sur un coup de tête ».

Quelles sont certaines des caractéristiques qui vous distinguent?

Nous pouvons présenter le rendement de notre méthode de placement sur 43 ans. Nous avons une méthode pour diversifier et équilibrer les portefeuilles et nous n’y dérogeons jamais, ce qui nous permet d’éviter les erreurs que font bien des investisseurs et des conseillers : se laisser influencer par ses émotions ou penser que l’on peut prédire l’évolution future des marchés.

“Certains aiment vendre aux gens l’idée qu’ils peuvent prédire l’avenir... mais, je crois que plus il y a d’intervention humaine, plus le rendement est médiocre.”

Qu’est-ce qui vous a inspiré à devenir un gestionnaire de portefeuille et un conseiller en placements il y a 27 ans?

Mon père était un avocat qui a beaucoup travaillé dans le secteur minier et il avait des amis qui étaient des courtiers en placement. Je les entendais souvent parler des marchés et cela m’intriguait. Lorsque j’étais un enfant, j’aimais beaucoup les sports et cela ressemble beaucoup aux sports. Chaque jour, c’est comme si je disputais un match. Je suis fait pour cela. On peut se retrouver par terre à l’occasion, mais on peut aussi marquer le but victorieux.

Quel est, selon vous, le facteur le plus important dont les Canadiens doivent tenir compte lorsqu’ils prennent des décisions de placement?

Il est tout à fait possible, en utilisant des données historiques, de construire des portefeuilles qui visent à offrir une protection contre des pertes importantes ou une forte volatilité, tout en cherchant à procurer de bons rendements à long terme. Pour réussir cela, il faut supprimer l’élément humain, ce qui peut paraître ironique. Certains aiment vendre aux gens l’idée qu’ils peuvent prédire l’avenir et leur dire dans quels secteurs ils devraient investir, mais je crois que plus il y a d’intervention humaine, plus le rendement est médiocre.

“De nombreux investisseurs avaient trop investi dans les actions en 2007, ont vendu une grande partie de leurs placements lorsque les marchés ont touché le fond en 2009 et ont raté une bonne partie de la reprise à cause de cela. C’est que j’appelle être humain.”

De nombreux investisseurs avaient trop investi dans les actions en 2007, ont vendu une grande partie de leurs placements lorsque les marchés ont touché le fond en 2009 et ont raté une bonne partie de la reprise à cause de cela. C’est que j’appelle être humain.

Selon notre méthode, nous vendons lorsque le marché boursier grimpe, en même temps que la part des actions dans les portefeuilles. Nous avons acheté en 2009, ajoutant des actions à un moment où cela paraissait une très mauvaise idée de le faire. Nous avons aussi acheté beaucoup d’or l’an dernier, lorsque le prix de ce métal a subi une forte correction. Lorsque nous rééquilibrions nos portefeuilles, cela paraissait souvent déraisonnable, mais c’est notre stratégie : acheter quand cela paraît épouvantable de le faire et vendre quand cela paraît stupide.

Quel rôle les FNB jouent-ils dans la réalisation des objectifs de vos portefeuilles?

Si j’investis dans un fonds d’actions internationales, je veux obtenir d’aussi bons résultats dans cette catégorie d’actif que l’indice. Les FNB que j’utilise me permettent d’investir dans une catégorie d’actif sans me préoccuper du rendement de la gestion active : j’obtiens le une exposition au rendement de l’indice, moins les faibles frais de gestion.

Les portefeuilles que j’utilise ont été conçus pour procurer une protection contre l’inflation, la déflation, la prospérité et la récession. Je peux donc choisir les FNB qui, selon moi, procureront de bons rendements au cours de chaque cycle économique. Ils occupent une place cruciale dans la structure de mon portefeuille. Nous protégeons les portefeuilles contre les scénarios économiques afin d’aider à préserver le capital de nos clients.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à des conseillers moins chevronnés pour bâtir une pratique fructueuse?

Mettez au point une méthode de constitution de portefeuille qui privilégie la sécurité, combinée à des rendements décents, et n’y dérogez jamais. La difficulté est de croire à votre modèle, quoi qu’il arrive.

“La difficulté est de croire à votre modèle, quoi qu’il arrive.”

Communiquez un message cohérent. Montrez aux gens un bon portefeuille avec un long historique de rendement, un portefeuille modèle éprouvé qui a fonctionné dans les bonnes et les mauvaises périodes. Expliquez-leur qu’il y aura des hauts et des bas, mais que vous ne prendrez pas de décisions sur un coup de tête.

Comment aidez-vous vos clients à composer avec leurs réactions émotives durant les périodes de volatilité?

Je le fais en leur montrant les rendements historiques du portefeuille et en leur expliquant une fois de plus que, pendant tout ce temps, il y a eu des périodes plus difficiles. L’une des raisons pour lesquelles ces portefeuilles ont donné de si bons résultats au fil des ans est qu’ils ont tiré avantage de l’élément humain : ils ont produit de bons rendements parce que beaucoup d’investisseurs ont vendu à des périodes où ils n’auraient pas dû le faire.

Andy Filipiuk

Andy Filipiuk

Vice-président, gestionnaire de portefeuille et conseiller en placement
Financière Banque Nationale

Andrew Filipiuk est vice-président, gestionnaire de portefeuille et conseiller en placement à la Financière Banque Nationale, à Toronto. Il travaille dans le secteur des placements depuis plus de 27 ans et gère un actif de plus de 250 millions de dollars. Monsieur Filipiuk incorpore des catégories d’actif comme les produits de base dans des portefeuilles, afin d’accroître la diversification et de fournir une protection contre des risques, dont l’inflation.