Ne mêlez pas sentiments et placements

  • Bonifier la gestion d’actif grâce à des liens étroits et de bonnes communications.
  • Réduire les risques au minimum au moyen de la gestion discrétionnaire et de la répartition indicielle de l’actif.
  • Accroître l’efficacité en aidant les clients à comprendre les risques et en modérant leurs attentes.

Après 25 années couronnées de succès dans le secteur financier, quelle est la facette de votre travail qui vous enthousiasme le plus aujourd’hui?

L’investissement est un domaine où la réussite est basée sur les connaissances.

« Si (…) nous ne sommes pas en communication constante avec le client, il y a de fortes chances qu’il s’éloigne du plan établi. L’efficacité de nos conseils repose sur des communications continues. »

La réussite financière ne s’improvise pas. Elle est le fruit de travail acharné et méticuleux. L’argent suscite souvent l’envie, mais la plupart des gens qui ont de l’argent ont dû travailler très fort pour le gagner et pour le garder. Heureusement, une partie du travail à faire pour connaître la réussite financière peut être confiée à des experts comme moi.

Quelles sont les stratégies que vous avez trouvées particulièrement utiles pour guider vos clients en période de volatilité des marchés?

Pour aider les clients aussi efficacement que possible, nous devons d’abord les écouter et apprendre à les connaître. Chez Desjardins, nous tissons des liens étroits avec nos clients et nous maintenons de bonnes communications. Nous voulons qu’ils sachent ce que nous faisons, bien évidemment; mais nous voulons aussi savoir comment ils vont et ce qu’ils font.

Divers événements importants – naissance d’un enfant, décès d’un proche, séparation, changement d’emploi – peuvent avoir une incidence sur le plan financier qui a été mis en place. Si nous ne sommes pas présents au moment où ces événements surviennent, si nous ne sommes pas en communication constante avec le client, il y a de fortes chances qu’il s’éloigne du plan établi. L’efficacité de nos conseils repose sur des communications continues.

Quelles sont les principales stratégies et méthodes que vous utilisez pour atténuer la volatilité des portefeuilles des clients?

Nous avons une méthode de placement très rigoureuse. Je pratique la gestion discrétionnaire chez Valeurs mobilières Desjardins; nous devons respecter des règles strictes en ce qui concerne la sélection des titres et le rééquilibrage de nos portefeuilles modèles. Nous utilisons une stratégie basée sur les indices généraux qui reflète notre perception des facteurs macroéconomiques. Étant donné que la variation des rendements des portefeuilles est attribuable à 90 % à la répartition de l’actif, nous consacrons beaucoup de temps à l’étude de la méthodologie de répartition de l’actif.

« Moins les sentiments sont présents dans le processus de placement, mieux nous pouvons maîtriser le risque. »

Selon nous, les produits indiciels constituent d’excellents moyens pour assurer une maîtrise optimale du risque. Pour des raisons de diversification et aussi pour obtenir un rendement alpha, nous utilisons aussi certains indices axés sur le coefficient bêta.

Nous voulons que la gestion de nos portefeuilles soit dictée le moins possible par les sentiments. C’est en grande partie pourquoi nous avons adopté progressivement un modèle de portefeuille fondé sur les placements indiciels. Nous ne voulons pas non plus que les sentiments du client influent sur son portefeuille, alors nous avons opté pour une gestion discrétionnaire.

Moins les sentiments sont présents dans le processus de placement, mieux nous pouvons maîtriser le risque.

Quel conseil donneriez-vous aux conseillers moins chevronnés?

Depuis que nous avons adopté la gestion discrétionnaire il y a quelques années, je me suis souvent dit que nous aurions dû le faire bien avant. Nous sommes tellement plus efficaces. La gestion discrétionnaire élimine les sentiments du processus décisionnel; c’est un filtre très puissant entre le client et son argent.

De plus, la méthode indicielle que nous avons décidé d’appliquer nous permet de produire les rendements attendus, de contenir les coûts et de gérer les risques de manière optimale.

« La demande accrue des clients ainsi que la transparence et la responsabilité exigées par les diverses autorités de réglementation de l’industrie auront pour effet d’intensifier la popularité de la gestion discrétionnaire. »

Les investisseurs canadiens commencent à peine à saisir les avantages que présentent ces placements. La demande accrue des clients ainsi que la transparence et la reddition de comptes exigées par les diverses autorités de réglementation de l’industrie rendront la gestion discrétionnaire encore plus populaire.

On prévoit en général que les rendements des portefeuilles d’actions vont se stabiliser au niveau moyen des 50 dernières années. Les rendements se situant sous la barre des 10 % et la volatilité ayant saisi les marchés de manière permanente depuis la crise financière, pour attirer de nouveaux clients et conserver les clients actuels, il sera essentiel de modérer les attentes de rendement des clients et de les aider à comprendre le risque.

Mary Hagerman

Mary Hagerman

Gestionnaire de portefeuille et
conseillère en placement
Valeurs mobilières Desjardins

Mary Hagerman est gestionnaire de portefeuille et conseillère en placement auprès de Valeurs mobilières Desjardins à Montréal. Elle et ses collègues sont spécialisés en planification financière pour professionnels, en stratégies de placement fiscalement avantageuses et en transmission intergénérationnelle du patrimoine.

À propos…

Ces dernières années, nous avons beaucoup travaillé avec des professionnels pour qui la constitution en société présente des avantages. Alors que nous les accompagnons tout au long du processus, nous observons une profonde transformation de leur situation financière. Nous restructurons leurs finances, nous augmentons leur capacité d’épargner et nous leur présentons des stratégies de fractionnement du revenu auxquelles ils n’avaient pas accès jusque-là. Ils sont étonnés du résultat.