visages souriants
#changethestory

People & Money
2020

Le rapport BlackRock People & Money contient des découvertes, des vérités et des opportunités. À mesure que le monde change, les gens voient leur argent différemment. Nous avons donc parcouru le monde pour évoquer cette relation compliquée. Voici leurs points de vue. Plus nous les écoutons, mieux nous pouvons agir.

Cette enquête a été réalisée entre novembre 2019 et janvier 2020, auprès de 26 814 personnes de 18 pays.

Nous avons identifié trois tendances clés

feuille colorée
Développement durable
les investisseurs paieraient pour l’investissement durable.
dates sur un calendrier
Retraite
pour les non-investisseurs, investir peut assurer la retraite.
technologie, circuit électronique
Conseil et technologie
les répondants jugent l’information pas assez claire.
Paragraph-2,Paragraph-3,Paragraph-4
Paragraph-8,Multi Column Teaser-3
Paragraph-5,Paragraph-6,Multi Column Teaser-2,Paragraph-7

Feu vert pour le développement durable

L’idée que les investissements doivent favoriser un développement durable est désormais largement partagée. Selon notre rapport, la majorité des investisseurs belges estiment que les investissements doivent avoir un impact positif.
86 % des investisseurs veulent être certains que leurs investissements ont un impact positif.

diagramme 86%
graphique représentant 1 employé sur 2

Près d’un employé sur deux souhaite en savoir plus sur les investissements ESG inclus dans le plan de retraite de son entreprise (22 % cotiseraient davantage si les investissements ESG étaient renforcés).

graphique représentant 1 employé sur 3

Près d’un non-investisseur sur 3 (28 %) déclare que des options d’investissement durable les encourageraient à investir pour la première fois.1

Le développement durable suscite un vif intérêt

Nous constatons que 4 investisseurs sur 5 se tourneraient vers l’investissement durable si tous les autres facteurs restaient inchangés (frais, rentabilité des investissements, etc.), tandis que 44 % des investisseurs sont prêts à payer des frais supplémentaires pour les investissements durables et que 25 % des milléniaux cotiseraient davantage à un plan de retraite si celui-ci offrait des options d’investissement tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).2

diagramme en beignet montrant ce dont les investisseurs auraient besoin pour envisager des investissements durables ou ce qu’ils feraient s’ils en détenaient déjà

La prise en compte de la « durabilité » s’applique à différents comportements de diverses manières : 79 % ont la « responsabilité sociale » à l’esprit lorsqu’ils achètent des produits d’épicerie, 61 % lorsqu’ils achètent une voiture et 45 % considèrent que les facteurs de responsabilité sociale s’appliquent aux investissements.

Prise en compte de la « durabilité »...

graphique montrant la prise en compte du développement durable dans la vie quotidienne

Les principaux enjeux ESG

Le développement durable ne se limite plus aux questions d’environnement. Les droits de l’homme sont les principales préoccupations des particuliers belges (57 %), suivis de près par le risque lié au changement climatique (52 %). La crise de COVID-19 a souligné les préoccupations des investisseurs concernant les questions environnementales, mais aussi un intérêt croissant pour les questions sociales, comme les droits de l’homme, l’égalité et les pratiques de gouvernance.

Cependant, les gens estiment que ces sujets sont de la responsabilité du gouvernement.

  • 69 % estiment que le gouvernement doit mener des politiques durables
  • 45 % estiment que les entreprises privées doivent être responsables
  • 31 % estiment que les particuliers doivent se montrer responsables
diagramme en beignet montrant qui doit, selon les répondants, mener des politiques durables

Développement durable :
la mégatendance

Nous observons que près de 9 répondants sur 10 connaissent l’investissement durable et que les Belges sont intéressés par l’investissement dans les mégatendances. Le changement climatique arrive en tête (31 %), suivi par le progrès technologique (16 %).

52 % considèrent le changement climatique comme une mégatendance très importante, 44 % investiraient en cas d’alignement sur leurs valeurs personnelles, 33 % investiraient si une option éthique était proposée

Conseil et technologie
Suppression des anciennes barrières

Le statu quo et les systèmes financiers dépassés tiennent les nouveaux investisseurs à distance. En tant qu’industrie, nous pouvons nous efforcer d’être plus en phase avec la société. Plus nous supprimerons d’obstacles, plus nous pourrons construire d’avenirs financiers.

Recherche de conseils

La relation des gens avec l’argent est compliquée. L’argent est un sujet dont les gens hésitent encore à parler. Nous devons les aider à se sentir à l’aise pour évoquer leurs problèmes d’argent, en proposant des échanges ouverts, confiants et inclusifs. C’est ainsi que nous apporterons le bien-être financier au plus grand nombre.

Pour les non-investisseurs, la famille et les amis sont la première source de conseils. Même pour les décisions importantes concernant l’argent (et l’avenir), la confiance semble primer sur la compétence.

35 % des non-investisseurs demanderaient conseil à leurs amis et à leur famille avant de prendre des décisions d’investissement

Malgré la disponibilité immédiate d’énormes quantités d’informations, de très nombreuses personnes ne parviennent pas à obtenir des informations pertinentes et fiables.

diagramme en beignet montrant le pourcentage des répondants qui ne savent pas comment obtenir des informations pertinentes et fiables

Conseillers financiers, investisseurs et néophytes

Les conseillers financiers ont fort à faire avec les néophytes : ces derniers estiment que les honoraires sont trop élevés (28 %), qu’ils en savent assez pour prendre des décisions d’investissement sans recourir à un conseiller (27 %), ou qu’ils n’ont pas assez d’argent pour qu’un conseiller les accepte comme client.

diagramme en beignet montrant la perception des conseillers financiers par les non-investisseurs

Quant aux investisseurs, ils mettent également en cause le rôle du conseiller financier.

diagramme en beignet montrant la perception des conseillers financiers par les investisseurs

Parlons-nous dans le vide ?

Comment pouvons-nous espérer que davantage de personnes investissent en toute confiance si elles ne comprennent pas nos discours ? Il convient de savoir quoi dire, mais aussi comment le dire.
66%
Confusion
66 % des répondants trouvent les informations sur l’investissement trop compliquées.
82%
Perception
82 % d’entre eux ne se considèrent pas comme des investisseurs.
67%
Manque de pertinence
67 % ne se voient pas dans les publicités des sociétés d’investissement.
71%
Pas pour moi
71 % estiment que les sociétés d’investissement ne se soucient pas de « gens comme moi ».

La recherche d’informations en ligne n’est plus liée à l’âge. Mais le nombre d’options l’est toujours.

Compte tenu du souci de disposer de suffisamment d’argent pendant la retraite, on pourrait supposer que les retraités s’intéressent davantage aux applications ou aux outils de gestion (optimisation) de leur argent. En réalité, les non-retraités veulent plus d’options et s’appuient plus souvent que leurs homologues retraités sur des informations en ligne pour prendre des décisions financières.

D’autre part, la pénétration des Fintech auprès des investisseurs est étonnamment faible.

39 % des non-retraités utilisent Internet pour prendre des décisions financières et 27 % veulent plus d’options pour gérer leur argent (contre respectivement 35 % et 16 % des retraités). 16 % des non-investisseurs et 24 % des investisseurs utilisent des outils numériques pour prendre des décisions

S’il n’est guère surprenant d’obtenir un chiffre peu élevé pour les non-investisseurs, les évolutions sur le front des conseillers financiers et les progrès technologiques en général permettent de supposer que le chiffre concernant les investisseurs est voué à augmenter.

Préparer sa retraite

Parmi les répondants qui ont commencé à épargner en vue de la retraite, 62 % envisagent l’avenir avec pessimisme, la majorité craignant de ne plus avoir d’argent au moment de la retraite. 65 % des membres de la « génération X » (GenX) et des baby-boomers (GenBB) déclarent que leur principal objectif, en matière de retraite, est de « ne pas manquer d’argent pendant la vieillesse ». Ce pourcentage tombe à 50 % pour les milléniaux.

Les investisseurs sont plus « zen » lorsqu’il s’agit de préparer leur retraite.

diagramme en beignet montrant le pourcentage des répondants de différents groupes qui pensent qu’investir permet d’assurer la sécurité financière de la retraite

Les employés méconnaissent leur fonds de pension de l’entreprise.

Il s’agit pourtant de leur propre retraite ! Le manque d’informations sur les régimes de retraite et les fonds de pension des entreprises montre qu’il existe un énorme potentiel pour encourager les gens à investir.
36%
Familiarité
36 % des employés belges connaissent le régime de retraite/fonds de pension de leur entreprise.
48%
Investisseurs
48 % des employés qui investissent connaissent le régime de retraite/fonds de pension de leur entreprise.
44%
Aucune idée
44 % n’ont aucune idée de la forme ou du fonctionnement de ces régimes.
19%
Non-investisseurs
19 % des employés qui n’investissent pas connaissent ces régimes.

1GenX/Millenials 33%, GenX 30%, GenBB 23%

2GenX(21%), GenBB(12%)

Que pouvons-nous faire ?

La pandémie de COVID-19 a souligné l’absolue nécessité de mettre en place un plan financier pour l’avenir.
L’objectif n’a pas varié : protéger les gens durant la vieillesse.
Savoir que l’épargne-retraite ne sera peut-être pas la seule source de revenus à la « retraite » ne devrait pas empêcher les gens de cotiser dès à présent.